lundi 9 mars 2015

Le calme après la tempête

Le calme.
Aujourd’hui, l’assourdissant vacarme du silence envahit tout l’espace. Toutes les pièces sont vides. Il ne reste que moi.
Dans le salon l’ordinateur ronronne tranquillement dans son coin, comme tous les jours, mais sauf qu’aujourd’hui, je l’entends. Je n’entends même que lui et je me dis qu’il fait un bruit insupportable.
Le vélo a été abandonné dans le jardin, il reste des Playmobil éparpillés un peu partout. Un cyclone a dévasté l’appartement. Et, au milieu du bordel, trône le pied de l’appareil photo, dernier témoin de 15 jours de folie.
Parce que pendant 15 jours on a visité des musées, on s’est baladées, on a fait du shopping et des brocantes, on a créé des trucs avec nos p’tites mains, on est allées au cinéma et on a multiplié les séances photos.
Parce que pendant 15 jours on a bouquiné, papoté, joué, rigolé, chanté faux et même juste, des fois.
Parce que pendant 15 jours on s’est couchées tard et levées encore plus tard. Epuisées par nos journées, on a fait des siestes de 4 heures et des pyjama-journées.
Parce que pendant 15 jours ON A ETE EN VACANCES !
Mais tout à une fin. C'est la rentrée ! Et comme un malheur n’arrive jamais seul : aujourd’hui c’est lundi.
Andréa jetlaguée
 

dimanche 8 mars 2015

Délivrance - Jussi Adler-Olsen

Délivrance – Jussi Adler-Olsen
 
Tu le sais, public invisible, je n’aime pas les livres format XXL qui pèsent une tonne et ne rentrent pas dans mon sac à main, depuis qu’il m’est arrivé une  mésaventure avec deux mamies, une canne et une croix gammée (lire ici). Bref, depuis cette regrettable histoire, je ne lis plus que des livres de poche. Et c’est terriblement frustrant ! Frustrant de rentrer dans ma librairie préférée et de voir les derniers nés de mes auteurs favoris me narguer. Tellement cruels avec leurs couvertures colorées ! Mais je reste forte et ne cède pas à la tentation.
Aussi, la semaine dernière, alors que je visitais innocemment le tout dernier magasin Cultura, j’ai eu la surprise de découvrir, au détour d’un rayon, une gondole entièrement dédiée à Jussi Adler-Olsen. Le piège ! J’ai déjà lu Miséricorde et Profanation. Et j’attends, depuis des mois que les autres sortent dans un format compatible avec mon Longchamp. Et miracle ! Il était là, devant moi : Délivrance, avec son bandeau rouge indiquant Nouveauté, le livre de poche. Je n’ai pas hésité une seule seconde, il me le fallait.
Pas la peine de lire le résumé, je l’ai déjà lu mille fois : Une bouteille jetée à la mer a été repêchée puis oubliée dans un commissariat écossais. A l’intérieur un appel au secours en danois, écris avec des lettres de sang. Evidemment ce curieux dossier fini par atterrir sur le bureau de Carl Morck, le chef du Département V de la police de Copenhague. Commence alors une enquête haletante, pleine de rebondissements.
On y retrouve tous les personnages hauts en couleur, qui gravitent autour de Carl et qui nous sont désormais familiers : Assad, le petit assistant syrien, Rose, la secrétaire déjantée, Vigga, l’ex-femme de Carl... Une joyeuse galerie de portraits qui prend vie sous la plume de Jussi Adler Olsen et vient habilement détendre l’atmosphère.
Le problème maintenant est qu’il va encore me falloir attendre le prochain, Dossier 64 et, le petit dernier, l’effet papillon. Tout nouveau, tout chaud.
 
 

samedi 28 février 2015

L'Imprévisible - Métin Arditi

L’Imprévisible – Métin Arditi.
Suis-je fan de Métin Arditi ? Je n’irai pas jusque-là. Mais, j’aime son écriture directe, sans fioritures (je vais rarement au bout des livres dans lesquels on passe 38 pages sur la description du papier peint) et surtout j’aime « ses histoires » de l’art ! Vous le savez j’ai déjà lu le Turquetto (2011) et la Confrérie des Moines Volants (2013), avec une préférence pour le Turquetto qui parle de peinture. L’art sacré m’avait un peu moins emballée, mais c'est un goût personnel. Le livre était très intéressant quand même.
C’est à l’Imprévisible, que je me suis attaquée cette fois. Un « vieux » roman, si je peux dire, puisqu’il est sorti en 2006. Encore une fois, on y parle de peinture, avec une enquête surprenante et passionnante au sujet d’un Bronzino. Si la vie de Guido, l’historien, a un intérêt dans le récit, j’ai été moins séduite par l’histoire d’amour entre Guido et Anne-Catherine, qui ne m’a pas bouleversée, je l’avoue. Peut-être étais-je trop impatiente d’en apprendre plus sur le tableau, qui pour moi, est le vrai héros du roman.
Ce livre est un beau moment de lecture, court, mais vraiment chouette même pour ceux qui ne s’intéressent pas à l’art.
Le-petit-plus-qui-n’intéresse-que-moi :
Petite surprise à la toute fin du roman, le héros, Guido, rencontre les dirigeants des plus grands musées du monde et les critiques d’art les plus célèbres. Parmi eux, il cite, Philippe Dagen du journal le Monde, qui a été mon prof (d'art contemporain) à la Sorbonne ! Trop fière !
 

lundi 23 février 2015

La tante à Jules

Y’en a marre de la tante à Jules :
Il y’a faute de français et faute de français (sans parler des fautes d’orthographe, qui sont un autre – vaste - débat). C’est vrai, que des fois, on esquinte un peu la langue, mais c’est aussi ce qui la rend vivante et qui la fait évoluer. Ce n’est pas forcément mal.
Certains, moi la première, prennent, volontairement, des libertés avec le français. Des raccourcis souvent. C’est mon parti-pris pour rendre mes histoires un peu plus fun.
Et, il y’en a d’autres, qui font de ces fautes de français une nouvelle vérité.
« Quoiiiiiiiiii ?! C’est pas comme ça qu’on dit ?! T’es sûre ?»
Oui, j’en suis sûre, on ne dit pas « la tante à Jules ».
Alors je sais, y’a eu la « bande à Bonnot » (qui n’était déjà pas une référence grammaticale et encore moins humaine : c’étaient des braqueurs de banques !)
Y’a eu la « mère à Titi », la chanson de Renaud et maintenant y’a même la « bande à Renaud ». Mais Renaud, lui, il a le droit : c’est un poète (urbain, certes, mais poète quand même), ce qui n’est pas le cas de tout le monde…
Donc, on ne dit pas la tante à Jules ! C’est un fait. Mais, dans le sud, où je vis, c’est devenu une vérité telle, que personne n’envisage que cela puisse être faux. Pire, c’est toi qui passe pour un inculte quand tu parles correctement.
Alors je le crie HAUT et FORT, ici : ON NE DIT PAS LA TANTE A JULES !!!
Y’en a marre, ça escagasse mes oreilles !
 
Andréa, bilingue français / français-du-sud
 
 

samedi 21 février 2015

La Confrérie des Moines Volants - Métin Arditi

La Confrérie des Moines Volants
Métin Arditi
 

J’ai abordé ce roman en confiance. Dans les mains de Métin Arditi je me sens en terrain connu. De lui, j’avais déjà lu « le Turquetto », un livre qui parle d’exil, de persécution mais surtout d’art et plus particulièrement de peinture. C’est ma grande passion donc j’adhère.
Cette fois, l’auteur nous entraine en Russie, en 1937, à la découverte d’un pan méconnu de l’histoire soviétique : l’époque où le régime pille, vend et détruit les trésors de l’Eglise russe. Les monastères sont fermés, les prêtres exécutés. Et dans cette période de terreur, un prêtre à la personnalité complexe, se retrouve, un peu malgré lui, a sauver les pièces laissées par les pilleurs. Plus que l’histoire d’un homme c’est celle de son trésor que l’on suit, jusqu’à sa « découverte » dans les années 2000.
Alors, je l’avoue, l’art sacré, les icones et les encensoirs, ne me séduisent que moyennement, mais comme toujours, Métin Arditi se base sur un fait réel, pour nous raconter une histoire avec son style si particulier, à la fois précis et sans chichis. Droit au but, comme j’aime.
 

mercredi 18 février 2015

1974

1974, c’était il y’a 40 ans. Ouais ! Déjà ! Pfiou… la claque !
1974, en quelques points
Mode :
En 1974, on s’habillait, comme ça :
Et on se déshabillait, comme ça :
Télévision :
On regardait, dans une télé comme ça (sans télécommande !) :
 
Des supers trucs, comme : Chapi-chapo, Happy days, l’homme qui valait 3 milliards, la petite maison dans la prairie et… l’inspecteur Derrick (preuve, s’il en fallait une, qu’il y’avait déjà de la merde avant la téléréalité !).

Et on téléphonait avec ça :
 Ont été créés cette année-là :
- Des entreprises : les hôtels Ibis, les brioches Pasquier, British Airways, Orangina, l’aéroport Charles de Gaulle…
- Et des mythes : la Golf, les œufs Kinder et bien sûr : les Playmobil !
Cette année-là, Ernö Rubik prenait la tête de toute la planète avec son Rubik’s cube.
Ils sont nés, cette année-là : (des bébés qui deviendraient des stars)
Amy Adams, Victoria Beckham, Pénélope Cruz, Sébastien Loeb, Robbie Williams, Léonardo Di Caprio, Kate Moss, Ophélie Winter, Alexandre Astier et… MOI !
Alors, oui, c'est très subjectif comme sélection. C'est vrai qu'on étaient habillés avec des rideaux et qu'on aurait pu se passer de l'inspecteur Derrick mais rien que pour les œufs Kinder et les Playmobil : ça valait la peine de la voir cette année 1974 !
 
Andréa, nouvelle quadra
 

mardi 3 février 2015

La citation du jour

« J’ai enfin compris pourquoi les repas de famille m’ennuyaient tant. Grace à lui (NDLR : Cabu – La France des beaufs), je n’étais plus le seul type au monde à avoir quelques beaux spécimens de gros cons posés sur les branches de mon arbre généalogique. J’étais vengé. »
 
Stéphane Charbonnier, dit « Charb »,
dans les Inrockuptibles.