vendredi 30 octobre 2015

OBJECTIF ZIRNDORF / Acte II : Le Playmobil Funpark (suite et fin)

Le HOB Center

Késako ? C’est le nom du bâtiment principal. Un vaisseau spatial de verre de 5 000 mètres carrés sur plusieurs niveaux, qui accueille différentes activités.
Pour commencer, le HOB se divise en deux parties :
La première est un parc d’activités ouvert mais couvert. Composé de toboggans, ponts en corde, labyrinthes… Idéal pour les jours de pluie.
La seconde est le HOB à proprement parler, un endroit clos et sécurisé pour les enfants (et chauffé pour les jours où il fait froid).
 
Dans le HOB, qu’est ce qu’on trouve ?
Au sous-sol :
-         Des toilettes, d’une propreté surnaturelle (franchement j'avais jamais vu ça ! Impossible en France !)
-         Des services : une infirmerie, une consigne (pour éviter de trimbaler manteaux et sacs) et un espace bébés
Au niveau 0 :
-         Un espace de jeu avec tous les Playmobil en libre-accès
-         Une scène pour les spectacles interactifs : les enfants font partie intégrante du spectacle.
-         Une cafétéria dans laquelle on mange très bien (si, si, c’est possible). Un large choix, des menus enfants au top. On a mangé là-bas tous les jours. On peut manger où on veut dans le HOB car il y’a des espaces confortables et conviviaux partout.
-         Un café, avec du café (Scoop !) et de jolis desserts
Avertissement : Quand on mange chez Playmobil il faut piger le fonctionnement de la consigne (Pfand) et c’est pas évident. Quand vous avez votre plateau en main, chaque pièce : couverts, assiette, tasse… correspond à un nombre de jetons (exemple : 1 tasse = 2 jetons). Une fois le repas terminé il faut aller rendre son plateau au centre de lavage (entre la cafet’ et le café). L’employée vérifié que le nombre de vaisselle rapportée correspond au nombre de jetons. Si tout est OK, elle vous rend 1 euro par jeton. Le but de la manœuvre : inciter les visiteurs à rapporter leurs plateaux pour conserver la propreté du site et éviter le vol de vaisselle car le logo Playmobil est tentant.
Dans les étages :

-         Des espaces pour manger
-         Et au 3e un mini-musée super intéressant.
 Et voilà, en espérant vous avoir donné envie !
 
 
 
Le Playmobil Funpark :
Adresse : Brandstätter Str. 2-10 90513 Zirndorf
Tél : +49(0)-911 / 9666-1455
Attention : pour les horaires et tarifs pensez à bien regarder sur le site car le parc n’est pas ouvert toute l’année. Pour info, au mois d’octobre, le parc était ouvert tous les jours de 9 h à 18 h et nous avons payé l’entrée 9 euros par personne.
A savoir : Pour les membres du Playmobil Collector Club (PCC), l’entrée est offerte une fois par an sur présentation de la carte et surtout, elle donne droit à 10 % de réduction sur toute la boutique. Toutes les infos sur le site : http://pcc.pm/ - Adhésion en ligne : 10 euros par an.
Avertissement : Là-bas personne ne parle français. Et même pire, personne ne parle anglais ou alors très mal. Alors, si vous envisagez d’y aller, préparez vos dictionnaires, traducteurs et autres Pictionnary parce que ça peut rapidement tourner au spectacle de mime.
 La boutique du Funpark :
Vous y trouverez des promotions, des produits exclusifs (certains produits sont uniquement vendus en Allemagne pendant un an) et ne ratez pas le rayon des fins de série et ses prix attractifs.
Pensez aussi aux 10 % de réduction réservés aux membres du PCC (voir au-dessus).
La boutique Lechuza :
Vous ne le savez peut-être pas mais Playmobil – enfin la société Geobra – ne fait pas que des Playmobil : elle fait aussi de très jolis pots de fleur avec un système d’arrosage intégré. Ces pots doivent être d’une grande efficacité car on en voit partout en Allemagne. Pour que vous puissiez vous faire une idée je vous met l’adresse du site, en français : http://www.lechuza.fr/
 
 


OBJECTIF ZIRNDORF / Acte II : le Playmobil Funpark (1ere partie)

Il était notre objectif principal. Nous avions trépigné, attendu, imaginé ce moment et enfin les créneaux du Playmobil Funpark se dressaient face à nous.
Au pays de l’éternel sourire
A peine devant la porte du château (comprenez l’entrée principale) on est déjà dans l’ambiance. Gardes joufflus, crocodiles verts franc dans les douves : les Playmobil prennent le pouvoir. 
L’hôtesse de caisse nous remet un plan du parc - très utile car le parc fait 9 hectares – et nous voilà lancés.
Tous les thèmes sont là, avec pour chacun des jeux ou activités en rapport :
En extérieur :
-         Les travaux publics : chargement / déchargement de camions, cailloux, grues…
-         Un espace couvert pour jouer avec les thèmes pirates, hara et country de la gamme Playmobil.
-         La cabane dans les arbres : ponts en cordes et crapahutage au milieu des arbres.
-         Les coquillages : Attention jeu d’eau – Les enfants peuvent y pêcher toute sorte de petits jouets (poissons, hippocampes, coquillages, phoques…) qu’ensuite ils pourront rapporter à la maison. Pour ceux qui veulent il y’a aussi la possibilité d’acheter des coquillages plus gros (1 euro/p) pour conserver leurs trouvailles.
-         La mer des pirates : un spectaculaire bateau pirate trône dans cette mer, auquel on peut accéder par un pont en corde ou un radeau. Une photo avec le capitaine est in-dis-pen-sa-ble ! Sinon, il y’a aussi des bacs, un pont en pierre, une poutre… maladroits s’abstenir sinon c’est le plongeon assuré !

-         Des dinosaures
-         Un volcan et un temple aztèque à visiter
-         Des tournois de chevalerie
-         Un château pour faire rêver les princes et les princesses
-         Des parcours acrobatiques de partout : toboggans, balançoires, ponts en cordes ou en bois…
-         L’arche de Noé : Attention jeu d’eau – Ici on peut jouer avec tous les bateaux, galères, barques et autres hydravions de la gamme Playmobil.

-         L’espace Western : Rodéo, chamboule tout, lancer de cerceau… La diligence vous mènera jusqu’à la mine où les enfants pourront jouer les chercheurs d’or. A trouver : des pépites d’or et des pierres précieuses. Là encore, vous pourrez acheter un coffre (1 euro, au poste de police) pour conserver le butin.
A faire : transformer une pièce de 5 centimes en une jolie médaille.
-         Police : un commissariat pour jouer à être en prison et avec plein de jeux, mais surtout un parcours de karts à pédales.
-         La ferme : traire les vaches, prendre soin des chevaux et un parcours de tracteurs.
-         La place d’eau : Attention jeu d’eau – barrages et fontaines assez spectaculaires.

 -         Le bassin à pédalos

-         L’activ park
-         Le minigolf (payant)
-         Et des stands de glaces, crêpes et autres douceurs éparpillés dans le parc.
 
 
A Suivre...


mardi 27 octobre 2015

OBJECTIF ZIRNDORF / Acte I : Petit guide pratique à l'usage des parents

L’histoire commence en aout 2015…
-         Et si on partait en vacances ?
-         Pourquoi pas, tu voudrais aller où ?
-         Au Playmobil Funpark
-         Encore ?
-         Non, mais pas à Paris, en Allemagne, à Zirndorf !
-         Ah, carrément…
-         Bin, il est mieux – *sourire*.
Et voilà comment on s’est retrouvés, le 19 octobre dernier, dans un train, en direction de Zirndorf, petite bourgade bavaroise, berceau des Playmobil.
 
C’est où Zirndorf ?
Si, comme moi, votre connaissance de l’Allemagne se limite à Berlin et à Munich, voilà une petite carte :
Zirndorf est situé à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Nuremberg. En Bavière.
 
Comment on y va ?
Pour nous qui vivons près de Toulon, c’était un peu la galère. Nous avions trois options :
-         1 / La voiture : 1 100 km. J’ai hésité.
-         2 / L’avion : c’était pas simple :
Toulon > aéroport de Marignane / Marignane > Paris Orly / transfert Orly > Roissy CDG / Roissy CDG > aéroport de Nuremberg / taxi de l’aéroport de Nuremberg à Zirndorf.
-         3 / Le train : 10 h de voyage
Toulon > gare de Marseille Saint-Charles / Marseille > Karlsruhe / Karlsruhe > Nuremberg / gare de Nuremberg > Zirndorf en taxi.
Nous avons choisi le train.
 
Combien ça coute :
Tarifs donnés à titre indicatifs, pour 3 adultes (billets pris deux mois avant le départ) :
-         Aller (compter une dizaine d’heures) :
Marseille > Karlsruhe :         49 euros                       147 euros
Karlsruhe > Nuremberg :     79 euros                       237 euros
-         Retour (compter une dizaine d’heures) :
Nuremberg > Karlsruhe :     79 euros                       237 euros
Karlsruhe > Marseille :         49 euros                       147 euros
+ frais de dossier :                                                       9 euros
TOTAL :               777 euros
 
A savoir : Le Marseille > Karlsruhe est une coopération SNCF/DB, tous les messages sont bilingues. Si, à l’aller, la SNCF a cafouillé et que nous avons raté notre correspondance, dès la frontière passée, les allemands ont pris le relais et ne nous ont jamais laissé tomber. Le personnel de bord a aiguillé tous les voyageurs vers leurs correspondances. Dans notre cas, il nous a été demandé de rester dans le train jusqu’à Francfort, où nous avons pu prendre une correspondance Francfort > Nuremberg sans aucun problèmes. Je conseille d’ailleurs l’option Marseille > Francfort > Nuremberg plus simple à mon avis.
 
Quand y aller ?
Bien sûr l’été est la meilleure saison car dans le parc la majeure partie des activités sont dehors et, souvent, elles utilisent de l’eau. Mais, nous avions fait le choix d’y aller « hors saison » pour éviter la foule. En choisissant la 1ere semaine des vacances scolaires (pour les français) nous nous étions assuré que les petits allemands soient à l’école, de cette façon nous avons pu profiter du parc avec très peu de monde. Cerise sur le gâteau : les couleurs d’automne qui envahissent les allées du parc !
 
Où dormir et manger ?
Notre objectif étant le Playmobil Funpark deux options s’offraient à nous :
-         Le Playmobil Aparthotel, que je trouvais un peu cher à 179 euros la nuit.
-         Un hôtel à proximité
Nous avons choisi le « Gasthof zur Kurve », une charmante petite structure familiale de 11 chambres. La jeune femme parle bien français et son mari parle anglais.
La chambre est à 79 euros (pour 3 personnes) petit déjeuner inclus. L’hôtel est nickel et – avantage non négligeable – à 10 minutes à pied du Funpark.
Par contre, ils ne font pas à manger pour le soir et comme c’est un peu excentré du centre de Zirndorf (env. 5 km) les gens de l’hôtel nous ont conseillé une table à seulement quelques mètres de là, le « Gasthof an der Brücke ».
Là encore, nous avons été très bien reçus et on y a vraiment très bien mangé pour une quarantaine d’euros.
Attention : les horaires de repas sont décalés en Allemagne ! Le service commence à 17 h et s’achève à 20 h 30 (à 20 h 30 vous devez avoir fini de manger).
 
Que faire à Zirndorf et aux environs ?
-         1 / le Playmobil Funpark :
Voir : « Objectif Zirndorf, Acte II : le Playmobil Funpark »
-         2 / Zirndorf :
Une jolie petite ville d’un peu plus de 25 000 habitants et autant de Playmobil. Clairement les petits bonshommes en plastique ont marqué le coin, on les retrouve partout. Un petit musée de l’histoire locale leur est d’ailleurs en partie consacré.
-         3 / Nuremberg :
Avec près de 500 000 habitants Nuremberg est la 2e ville de Bavière après Munich. Cette ville fortifiée moyenâgeuse est une merveille d’architecture. A voir : le musée du jouet (Nuremberg est la capitale allemande du jouet), les églises Saint Laurent, Saint Sébald et Notre Dame, le château, les fortifications, la maison natale d’Albrecht Dürer et – si possible – le jardin zoologique.
 
 

dimanche 27 septembre 2015

Conduire vite et mourir jeune...

A toi, oui toi, qui tous les matins passe comme un fou devant le collège sur ta moto verte.
A toi, oui toi aussi, qui passe tous les soirs, vers 9 h, devant chez moi en faisant gueuler tes pneus en freinant, comme un bourrin, à la dernière seconde avant le virage.
A vous tous, qui vous croyez partout sur un circuit, qui vous pensez immortels, super-pilotes, au-dessus des lois de la physique.
Et à toi, surtout à toi, qui descend de ta bagnole les couilles en avant et qui te cache derrière cette citation : « conduire vite et mourir jeune », tellement pratique… Je voudrais te dire ceci :
N’est pas James Dean, qui veut.
Oui James Dean est une icône de jeunesse éternelle, de destin brisé toussa toussa. Tellement glamour…
Mais : il est mort. Et crois-moi ou qu’il soit, il s’en tape d’être une icône.
De plus, James Dean était le p’tit gars qui monte, au moment de sa mort. La starlette du moment, américaine qui plus est. Toi, tu es quoi ? Un français bedonnant, qui bosse pour le smic et qui met tout son pognon dans sa caisse. Es-tu seulement jeune ? Quand bien même tu serais aussi beau que James, aussi célèbre, pourquoi pas, je te le répète : pour devenir une icône, il faut être mort.
Enfin, James doit quand même une bonne partie de son statut à sa voiture. Tout le monde n’a pas entre les mains une Porsche 550 Spyder (prénommée Little Bastard, je te laisse chercher la traduction). Aussi iconique que lui, cette pure voiture des années 50 (produite entre 53 et 56), au design craquant, allait vite certes mais elle avait les défauts de ses qualités une tenue de route aléatoire et un freinage approximatif. Il fallait savoir piloter (et non pas seulement conduire) pour dompter la bête. Autrement dit rien à voir avec ta caisse – quelle que soit sa marque – avec ses ABS, ESP, DST, correcteur de trajectoire, systèmes anti-collision, détecteurs de ceci-cela… et autres airbags.
Tu vois, la différence entre un pilote et un conducteur est là : le premier se tue parce l’indomptable machine lui a échappé, l’autre parce qu’il a été un blaireau présomptueux (en langage commun : qu’il s’est pris pour un boss).
Sache pour conclure, que si quelques-uns des meilleurs pilotes sont au cimetière (Ayrton Senna, Jules Bianchi, Jim Clark et les autres) les cimetières sont surtout remplis de cons comme toi.
 
Andréa

 
PS : Si tu dois te tuer un jour, fais le seul. Tache au moins de ne pas embarquer les autres dans ta folie.

 

 

 

jeudi 24 septembre 2015

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables américaines - Annie Barrows (Lire, cette passion dangereuse)

« Tu viens faire du sport ? »

« Nan, je lis »

« Mais lire, c’est pas du sport ! »

Ah, ouais ?! Lire c’est pas du sport ?! Ça se voit que celui qui dit ça ne lit pas !

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, d’Annie Barrows.

C’est… une brique ! 23 x 14 cm, 622 pages, 690 grammes ! Si c’est pas du sport à trimballer ça….

Et c’est même dangereux ! Si, si, l’autre soir j’ai piqué du nez et je me suis ramassé le livre en pleine poire !

 Et sinon ?

Revenons à nos moutons... donc, côté littérature, je crois que j’en attendais un peu trop.

C’est vrai j’ai littéralement A-DO-RE « le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patate », que l’auteur avait écrit avec sa tante et que j’ai lu au moins 4 fois. Alors du coup j’attendais – j’espérais même - un chef d’œuvre. Et ça n’en est pas un. Attention, je ne dis pas que le livre n’est pas bien. J’ai appris plein de choses sur l’histoire américaine, dans les années 40 et avant, c’est bien écris et vraiment pas désagréable. On passe un bon moment, mais ce n’est pas incontournable.

(Cela dit, j’ai lu le Prix Nobel de Littérature 2014, qui est une bouse, et finalement je me dis qu’en lisant le secret de la manufacture de chaussettes inusables, j’ai vraiment passé un bon moment.)

Par contre j’avais rodé l’histoire dès le départ… et cette idée de mélanger plusieurs points de vue : celui d’une ado, des lettres (je rappelle que le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patate est un roman épistolaire) et celui de l’héroïne, au départ j’ai douté mais finalement ça fonctionne.  

Bref, si vous avez un long voyage à faire en train, je vous le conseille, mais en poche ! Vous aussi, découvrez comment Layla, une jeune aristocrate américaine, a révolutionné la vie d’une petite bourgade paumée en furetant dans son histoire.

 

lundi 17 août 2015

"Ouais, la vie nous sépare mais j'te vois"

C’est une petite phrase de rien, comme ça, qui est sortie soudain de mon autoradio et qui m’a interpelée.

Une petite phrase noyée parmi d’autres, dans une chanson pop, qui est à la mode ces jours-ci et dont on ne reparlera plus dans 15 jours.

Une petite phrase qui, tout à coup, m’a fait penser à … vous.

Vous, de qui la vie me sépare, des fois pour quelques heures, des fois pour des jours, des semaines, des années… des fois pour toujours.

Vous, qui êtes une partie de ma vie, de moi.

Vous, qui me manquez, et qui ressurgissez parfois dans ma mémoire.

Vous, qui êtes mon passé, mon présent, mon avenir.

Toi :

-         Ma copine Marie, la Lyonnaise, qui lit tous mes billets (t’es bien la seule !). Toi, qui es toujours là pour me soutenir et/ou pour te payer ma tête. Les réseaux sociaux font qu’on n’est jamais séparées et que même quand on ne se parle pas « j’te vois ».

-         Ma cousine, Sylvie, que je ne vois jamais mais dont j’ai des nouvelles par ouïe dire. Toi, avec qui, les rares fois où l’on se voit, c’est toujours comme si on ne s’était jamais quittées.

-         Benoit, juste à côté.

-         Mes copains d’avant : Paulo, les deux Céline, Nicolas H., Patrick, Lydia et tous les autres. Qui avez disparu de ma vie, mais qui y avez votre place quand même. Je « vois » des traces de vous sur le web.

-         Nicolas C. Mon alter ego.

-         Et Guillaume… Là, j’espère que c’est toi qui me vois…

 

« Ouais la vie nous sépare mais j’te vois,
Oui, chaque fois plus proche de moi
Des heures, des jours, des mois
Je ne sais pas si loin de moi

T’es toujours là »

Mon Petit Pays – Frero Delavega